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Professions libérales : exercer, s’associer, se protéger, transmettre

Votre expertise est votre capital. Nous vous aidons à choisir le bon mode d’exercice, à maîtriser vos charges et vos cotisations, à préparer votre retraite et à valoriser votre cabinet le jour où vous le céderez.

Pour qui

Professions de santé, avocats, notaires et officiers ministériels, experts, architectes, géomètres, consultants, formateurs et autres professions réglementées ou non.

Nos spécificités

Comptabilité de recettes et de dépenses, régimes BNC, sociétés d’exercice libéral, sociétés de moyens, caisses de retraite autonomes et règles ordinales.

Notre méthode

Un regard global sur l’exercice professionnel et le patrimoine privé, car pour un libéral la frontière entre les deux est mince.

Votre quotidien et vos enjeux

Formé à votre métier, pas à la gestion. Entre la consultation, les dossiers, les gardes et les démarches administratives, le temps manque pour piloter son cabinet comme une entreprise.

Un statut à choisir avec soin

Entreprise individuelle, société d’exercice libéral (SELARL, SELAS), société civile professionnelle, société de moyens : chaque forme change la fiscalité, la protection sociale et les possibilités de transmission.

  • Comparaison chiffrée des options
  • Règles de détention du capital selon l’ordre ou la profession
  • Impact sur la retraite et la prévoyance

Des cotisations lourdes et complexes

Urssaf, caisse de retraite de la profession, prévoyance, formation continue : les appels provisoires sont régularisés avec un décalage qui surprend à chaque fois.

  • Provision mensuelle pour les régularisations
  • Simulation du revenu disponible après cotisations
  • Vérification des appels de cotisations

Un revenu irrégulier

Encaissements décalés, tiers payant, honoraires échelonnés, périodes d’installation : l’impôt et les cotisations de l’année dépendent de ce qui est encaissé, pas de ce qui est travaillé.

  • Suivi des encaissements et des impayés
  • Anticipation du prélèvement à la source
  • Épargne de précaution

Un patrimoine professionnel à valoriser

Patientèle, clientèle, parts de société, locaux professionnels : la valeur du cabinet constitue souvent l’essentiel de la retraite. Elle se prépare.

  • Évaluation régulière
  • Détention des locaux en direct, en SCI ou en société
  • Plan de cession ou de départ

Point de vigilance. Les règles propres à chaque profession (code de déontologie, ordre, agrément, secret professionnel) priment sur les considérations fiscales. Nous nous alignons toujours sur elles.

Du début de carrière à la cession

  1. Installation

    Choix du mode d’exercice, business plan, financement de l’achat de patientèle ou du matériel, démarches auprès de l’ordre, de l’Urssaf et de la caisse de retraite.

  2. Développement

    Régime de la déclaration contrôlée, choix des frais réels, gestion des véhicules et du matériel, mise en place d’une prévoyance et d’une retraite complémentaire.

  3. Association

    Entrée dans une société de moyens, création d’une SEL, rédaction des statuts et du pacte, répartition des résultats, clause de non-concurrence.

  4. Optimisation

    Arbitrage entre rémunération et dividendes, holding de professionnels, investissement immobilier professionnel, épargne retraite.

  5. Cession

    Évaluation, négociation, fiscalité de la plus-value, accompagnement du successeur, départ à la retraite.

L’exercice individuel reste le plus simple : comptabilité de recettes et de dépenses, déclaration annuelle de résultats, protection sociale directement liée à l’activité. La micro-entreprise (micro-BNC) est possible sous un plafond de recettes, avec un abattement forfaitaire de 34 %. Elle convient aux débuts d’activité à faibles charges, moins aux cabinets qui supportent des frais importants.

Au-delà, le régime de la déclaration contrôlée (déclaration 2035) permet de déduire les charges réelles. Il est la norme pour la majorité des cabinets établis.

Professionnel libéral recevant un client dans son cabinet

Le plafond de la micro-entreprise et les taux d’abattement sont révisés régulièrement : nous les vérifions avec vous chaque année.

Notre accompagnement

De la tenue des comptes à la stratégie patrimoniale, nous intervenons sur les quatre volets de votre exercice : professionnel, fiscal, social et patrimonial.

Votre besoinCe que nous faisonsCe que vous obtenez
Comptabilité et déclaration 2035Tenue ou contrôle de la comptabilité, rapprochement des encaissements, déclaration annuelle de résultats.Des comptes précis, une déclaration sans erreur et des justificatifs archivés.
Création et évolution de sociétéÉtude du mode d’exercice, statuts de SELARL, SELAS, SCP ou SCM, pactes, entrée et sortie d’associés.Une structure conforme aux règles de la profession et à vos objectifs.
Optimisation fiscaleArbitrage entre rémunération et dividendes, étude des régimes d’imposition, déclaration de revenus personnelle.Un revenu disponible maximisé, dans le respect du cadre légal.
Social et paie du cabinetPaie des assistants et collaborateurs, contrats, conventions collectives, DSN.Une gestion du personnel conforme et sans charge administrative.
Retraite, prévoyance et transmissionAnalyse des droits à la retraite, PER, prévoyance, évaluation et préparation de la cession.Un plan de départ chiffré et des garanties adaptées à votre situation.
Pilotage et financementBudget, suivi d’activité, plan de financement d’un achat de patientèle, de locaux ou d’équipements.Un dossier bancaire solide et une trajectoire financière claire.

Calendrier annuel type d’un professionnel libéral

Pour un exercice en année civile. Les dates exactes dépendent de la profession et du régime ; nous établissons votre calendrier personnalisé.

Début d’année

  • JanvierClôture de l’exercice, relevé des encaissements et des dépenses.
  • Février-marsÉtablissement des comptes et simulation de l’impôt.
  • Tout au long de l’annéeDéclaration de TVA si vous y êtes soumis.

Printemps

  • Début maiDéclaration de résultats (2035) et annexes, lorsque votre profession y est soumise.
  • Mai-juinDéclaration de revenus personnelle ; déclaration sociale de revenus pour les indépendants.
  • JuinAssemblée d’approbation des comptes pour les sociétés.

Été et automne

  • ÉtéPoint sur le résultat provisoire, ajustement du taux de prélèvement à la source.
  • Septembre-octobreRevue des investissements, du matériel, de la retraite et de la prévoyance.
  • NovembreRégularisation des cotisations.

Fin d’année

  • DécembreDernières décisions avant clôture : versements retraite, achats de matériel, distributions.
  • Chaque trimestreAppels de cotisations professionnelles.
  • Chaque moisPaie de vos collaborateurs et DSN.

Calendrier indicatif : à valider selon votre profession, votre régime et votre date de clôture.

Trois situations types

Cas génériques à titre d’illustration. Aucun ne correspond à un client du cabinet.

Le jeune praticien qui s’installe

Situation illustrative

Contexte

Un kinésithérapeute reprend la patientèle d’un confrère et finance l’acquisition par un emprunt professionnel.

Ce que nous analysons

Évaluation de la patientèle, plan de financement, choix entre exercice individuel et société, charges sociales de la première année, besoins de trésorerie.

Ce qui change

Un dossier solide pour la banque, une trajectoire de revenu réaliste et un calendrier de cotisations provisionné.

Trois associés qui structurent leur cabinet

Situation illustrative

Contexte

Trois avocats ou experts exercent ensemble. Ils partagent locaux et secrétariat mais sans cadre juridique clair.

Ce que nous analysons

Création d’une société d’exercice libéral ou d’une société de moyens, répartition des résultats, règles de détention du capital, associés de SEL, sortie d’un associé.

Ce qui change

Des règles écrites, un pacte qui prévoit départ, décès ou mésentente, et une optimisation de la rémunération des associés.

Le praticien de 60 ans qui prépare son départ

Situation illustrative

Contexte

Après trente ans d’exercice, le praticien envisage de céder son cabinet dans deux à trois ans.

Ce que nous analysons

Droits à retraite et possibilités de cumul, valeur de cession, régimes d’exonération de plus-value sous conditions, accompagnement du successeur.

Ce qui change

Un calendrier de départ chiffré, des choix d’épargne retraite et une cession mieux valorisée.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent

  1. Choisir la micro-entreprise par défaut

    L’abattement forfaitaire est simple mais ignore les charges réelles. Un cabinet avec loyer, matériel et personnel a presque toujours intérêt à la déclaration contrôlée.

  2. Ne pas provisionner les régularisations de cotisations

    Après une bonne année, la régularisation de l’année suivante dépasse souvent les acomptes versés. Sans épargne dédiée, la trésorerie personnelle est mise à mal.

  3. Confondre statut social et fiscalité de la SEL

    Le gérant majoritaire de SELARL relève du régime des indépendants, le président de SELAS est assimilé salarié. Les dividendes, eux, sont soumis à des règles différentes selon le cas.

  4. Acquérir ses locaux sans étude préalable

    Détention en direct, par une SCI ou par une société, location au cabinet : chaque option a des effets sur la fiscalité, la plus-value et la transmission.

  5. Négliger la prévoyance

    Invalidité, incapacité, décès : les couvertures obligatoires de la caisse sont souvent insuffisantes pour maintenir le niveau de vie et rembourser un emprunt.

  6. Repousser la préparation de la cession

    Une patientèle ou une clientèle se valorise sur plusieurs années : présentation des comptes, formalisation des procédures, présentation progressive d’un successeur.

Des outils numériques pour gagner du temps

Espace client sécurisé

Dépôt de vos relevés, factures et justificatifs, consultation de vos comptes, échanges chiffrés avec votre interlocuteur.

Suivi des encaissements

Rapprochement entre honoraires, remboursements et encaissements bancaires pour une comptabilité de trésorerie fiable.

Simulations

Tableaux de comparaison entre statuts et régimes pour visualiser le revenu disponible dans chaque scénario.

Voir aussi outils et espace client.

Questions fréquentes

Faut-il choisir une SELARL ou une SELAS ?

Cela dépend du statut social souhaité et de la gouvernance. Le gérant majoritaire de SELARL est travailleur non salarié, le président de SELAS est assimilé salarié. Les règles de détention du capital varient aussi selon la profession. Nous chiffrons les deux hypothèses avant de recommander.

Qu’est-ce qu’une société de moyens (SCM) ?

Une société civile de moyens met en commun les locaux, le matériel et le personnel de plusieurs praticiens, qui restent indépendants dans l’exercice de leur activité. Elle partage les charges, pas les honoraires.

Que change le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée ?

En micro-BNC, un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué aux recettes, sous un plafond révisé régulièrement. En déclaration contrôlée, vous déduisez vos charges réelles. Le second régime est généralement plus avantageux quand les frais dépassent le forfait.

Un professionnel libéral peut-il adhérer à une association de gestion agréée ?

Oui, ces organismes existent pour les professions libérales. Les avantages fiscaux ont été réduits ces dernières années et évoluent régulièrement : nous vérifions avec vous les conditions en vigueur avant d’en recommander l’adhésion.

Comment sont imposés les dividendes d’une SELARL ?

Pour le gérant majoritaire, la part de dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant est soumise aux cotisations sociales des indépendants. Un arbitrage entre rémunération et dividendes est donc indispensable.

Quelles sont les options pour préparer ma retraite ?

Au-delà du régime de base et du régime complémentaire de votre profession, vous pouvez alimenter un plan d’épargne retraite individuel, dont les versements sont déductibles dans certaines limites. Nous comparons les solutions à partir de votre relevé de carrière.

La vente de ma patientèle ou de mes parts est-elle taxée ?

La plus-value professionnelle peut être exonérée ou allégée sous conditions, notamment en cas de départ à la retraite ou selon la durée d’activité et le montant de la valeur cédée. Ces conditions sont strictes : une étude préalable est indispensable.

Pour aller plus loin